De ave Phoenice (Lactantius)

Publicado por
Fenix (Droeshout)
The phoenix immolating itself on a funeral pyre; representing rebirth and eternity. Engraving by J. Droeshout. (Ad solem justitiae. Mortalis moriar, sed, quo mihi vita perennis, e cinere insurgam morte redempta mea. John Droeshout sculp).

Hoy quería compartir un poema antiguo que de alguna manera ofreciera algo de luz sobre nuestra pretendida inmortalidad. Por ello he escogido varias traducciones de De aue phoeníce, un texto atribuído históricamente a Lucius Coelius Firmianus Lactantius (Lactancio), que vivió entre los siglos III-IV de nuestra era. Dicho poema, escrito en latín, está dedicado a la figura del Ave Fénix y en él podemos contemplar la presencia de elementos religiosos que dotan al ya añadido simbolismo mitológico, un renovado significado místico. El texto es largo y puede dividirse en cuatro partes: el locus amoenus que sitúa el espacio natural del ave (1-30), la presentación del fénix (31-58), la narración de su mito (59-160) y los elogios finales (161-170). En el siguiente link podéis encontrar una copia digitalizada de finales del siglo XV en latín y también aprovecho para recomendar la lectura del poema Phoenix de Claudiano y la obra de Jean Hubeaux y Maxime Leroy, Le Mythe du Phénix dans les littératures grecque et latine (1939). En esta particular entrada he decidido compartir dos traducciones, una en francés y otra en español. Si analizamos ambos textos, las diferencias son sustanciales, pero en esa variedad también reside la riqueza del idioma.

Poème sur le phénix

Il est, en Orient, un site fortuné
Où du ciel éternel s’ouvre la porte immense.
Le Soleil, en ce lieu, se lève non l’hiver
Ni l’été, mais aux jours lumineux du printemps.
Un plateau déploie là ses plaines découvertes :
Nul tertre n’y surgit, nul vallon ne s’y creuse,
Mais les monts de chez nous, que nous jugeons si hauts,
De deux fois six coudées ce plateau les dépasse.
Quand l’univers flambait, brûlé par Phaéthon,
Ce lieu seul demeurait à l’abri de ces flammes
Et lorsque le déluge eut recouvert le monde,
Il émergea des eaux deucalionéennes.
Là verdoie le bosquet du Soleil et, plein d’arbres,
Un bois sacré que pare un feuillage immortel.
On n’y voit point venir les pâles maladies,
Ni la triste vieillesse et la mort sans merci,
Ni la crainte ou le meurtre et l’âpre amour du gain.
On n’y connut jamais Vénus et ses fureurs ;
Là nul deuil douloureux, point de noire indigence,
Ni les amers soucis, ni la faim criminelle.
Là, jamais de tempête et jamais d’ouragan,
Jamais de gel couvrant de givre blanc la terre
Point de nuage sombre étendant sa toison,
Point d’averse tombant de la voûte du ciel.
Mais au centre jaillit une source d’eau vive,
Limpide et toujours calme, abondante en eaux douces,
Qui, débordant soudain au cours de chaque mois,
Inonde. le bosquet douze fois par année.
Là des arbres dressés sur leurs fûts élancés,
Portant des fruits bien mûrs qui ne tombent jamais.
Dans ces bois vit l’oiseau unique, le phénix,
Unique, mais toujours recréé par sa mort.
Illustre satellite, il sert Phébus son maître,
Fonction qu’il reçut de la Nature-Mère.
C’est lui qui marque aussi les heures qui s’envolent,
Nuit et jour, par des sons qui ne trompent jamais.
Il est prêtre des bois et gardien du bosquet,
Et le seul qui connaisse, ô Phébus, tes arcanes.
Lorsqu’il a parcouru les mille ans de sa vie,
Que sa longue existence a rendu lourd son corps,
Afin de recréer son ère déclinante,
Délaissant le séjour de son heureux bosquet,
Anxieux de renaître, il quitte ces lieux saints
Et gagne notre monde où la mort est maîtresse.
Vif en dépit des ans, il s’envole en Syrie
Qui reçut de l’oiseau son nom de Phénicie.
Survolant les déserts, il atteint la forêt
Qui cache en ses ravins un bois plein de mystère.
Lors il élit, dressant sa cime, un haut palmier
A qui l’oiseau donna son nom grec de phoinix.
Nul animal méchant ne se glisse en ses branches,
Ni les serpents luisants ni les oiseaux rapaces.
Eole alors enferme en ses outres les vents
De peur qu’à leur contact l’air pur ne se ternisse,
Et qu’un nuage, au ciel, formé par le Notus,
Ne masque le soleil et ne nuise à l’oiseau.
Celui-ci se construit son nid ou son sépulcre,
Car s’il meurt, c’est pour vivre, et c’est lui qui se crée.
Il va chercher alors dans la riche forêt
Les parfums d’Arabie et les sucs d’Assyrie,
Ceux qui viennent de l’Inde et ceux que le Pygmée
Cueille dans son pays, et ceux de la Sabée :
Le cinname et l’amome au souffle parfumé,
Il les assemble avec les feuilles balsamiques ;
La casse à l’odeur douce et l’acanthe embaumée,
Et les larmes d’encens tombant en lourdes gouttes,
Il les joint aux épis encore tendres du nard,
Avec la panacée et l’essence de myrrhe.
Il installe en ce nid son corps qui va changer,
Et sur ce lit de vie il se livre au repos.
Au premier rougeoiement de l’aurore naissante
Dont les rayons rosés font pâlir les étoiles,
Douze fois il se plonge en une onde sacrée,
Douze fois il répand l’eau vive autour de lui.
Il s’enlève et s’installe au sommet du grand arbre
Qui domine à lui seul le bosquet tout entier,
Et, tourné vers Phébus et ses aubes nouvelles,
Il attend ses rayons et l’astre qui se lève.
Puis, lorsque le soleil heurte le seuil splendide
Et que point le reflet de la prime lumière,
L’oiseau commence alors un chant religieux,
Appelant par sa voix les nouvelles clartés.
Ni Philomèle, ni la flûte harmonieuse
De leurs sons cirrhéens n’égalent ses accents ;
Ni le cygne mourant ni les cordes sonores
De la lyre d’Hermès ne pourraient l’imiter.
Mais après que Phébus a lâché ses coursiers,
Et que, toujours montant, il dévoile son disque,
En son honneur l’oiseau par trois fois bat des ailes,
Saluant le soleil par trois fois, il se tait.
Ensuite, de son bec, il répand sur ses membres
Les sucs dont les parfums embaumeront sa mort.
Parmi tant de senteurs, enfin, il rend l’esprit
Sans crainte, il leur confie un si noble dépôt.
Son corps, pourtant, ravi par une mort vitale,
S’échauffe et sa chaleur fait jaillir une flamme.
Un rayon de l’éther à son tour vient l’atteindre :
Il s’embrase et bientôt il est réduit en cendres.
Ces cendres, la nature, en les rendant humides,
Les condense, y insuffle un germe, les féconde.
On prétend qu’il en sort une larve sans membres
Et que cet embryon a la couleur du lait.
Il croit dans son sommeil pendant un temps fixé
Puis, en se ramassant, prend la forme d’un oeuf.
Comme on voit se changer l’agreste chrysalide
Suspendue à son fil, en un beau papillon,
Ainsi l’oiseau reprend sa figure première
Et, brisant son cocon, redevient le phénix.
Il n’est point d’aliment pour lui dans notre monde ;
Jeune, nul n’est commis au soin de le nourrir.
Il goûte du nectar l’ondée ambrosiaque
Que fait tomber vers lui le ciel peuplé d’étoiles.
Tels sont, dans les parfums, les seuls mets que l’oiseau
Absorbe en attendant son entière croissance.
Mais quand pour lui fleurit la prime adolescence,
Il s’envole à nouveau vers son propre pays,
Non sans avoir formé, des restes paternels,
Des os et de la cendre et des autres reliques,
Un globe que d’un bec filial il enrobe
Dans un onguent de myrrhe et de baume et d’encens.
Dans sa serre il l’emporte en Héliopolis.
Il l’offre sur l’autel du sanctuaire auguste.
Il requiert les regards et les tributs de tous,
Tant il a de splendeur, tant est grand son prestige !
Sa couleur écarlate est celle que l’été
Donne en ses plus beaux jours aux grenades bien mûres,
Celle que Flore prête aux pavots des campagnes,
Quand, sous les cieux vermeils, elle entr’ouvre sa robe.
Tout ce rouge ennoblit sa gorge et sa poitrine
Et recouvre sa tête et sa nuque et son dos.
Il déploie, relevée de fauves reflets d’or,
Une queue où rougeoient des moires empourprées.
Iris a diapré les plumes de ses ailes
Ainsi qu’un arc-en-ciel qui colore un nuage.
D’un blanc étincelant aux reflets d’émeraude,
Son bec est à la fois ivoire et diamant.
Ses yeux sont grands, brillants comme deux améthystes,
Dont le centre projette une flamme éclatante.
Épousant les contours de sa tête nouvelle,
Son nimbe radié reproduit le soleil.
La pourpre tyrienne a teint deux fois ses pattes
Ses serres ont l’éclat ardent du vermillon.
En sa figure on croit voir et celle du paon
Et celle de l’oiseau qui vit aux bords du Phase.
Par sa taille il égale, oiseau ou mammifère,
L’échassier colossal des déserts d’Arabie.
Pourtant, il n’est point lent comme ces volatiles
Qui, lourds de leur grand corps, marchent à petits pas,
Mais, alerte et léger, plein de grandeur royale,
Tel l’oiseau se présente aux regards des mortels.
Toute l’Égypte accourt pour voir cette merveille,
Et la foule joyeuse acclame l’oiseau rare.
Dans le marbre sacré l’on sculpte son image
Et l’on grave à nouveau le jour de sa venue.
Tous les êtres ailés forment une assemblée
D’où l’amour du massacre et la peur sont bannis.
Entouré de ce choeur d’oiseaux, il prend l’essor,
Et la foule l’escorte, heureuse et recueillie.
Mais quand ils ont atteint les plaines éthérées,
La cohorte revient ; lui, regagne son gite.
Ô destin fortuné ! Ô trépas bienheureux
Que Dieu donne à l’oiseau pour naître de soi-même !
Qu’il soit mâle ou femelle ou bien ni l’un ni l’autre,
Heureux être, ignorant les liens de Vénus !
Sa Vénus, c’est la mort ; la mort, son seul amour :
Afin de pouvoir naître, il aspire à mourir.
Il est son propre fils, son héritier, son père.
Il est tout à la fois nourricier et nourri ;
Il est lui et non lui, le même et non le même,
Conquérant par la mort une vie éternelle.

Del Ave Fénix

Hay un mundo remoto, feliz en cuanto clarea,
donde se abre mayor puerta de azur eternal,
pero ni bajo el rigor veraniego ni el del invierno,
mas donde vierte el sol luz de su cielo vernal.
Una llanura despliega allí sus espacios abiertos,
ni hay ningún alcor ni hay que se le abra fondón,
pero a cumbres de nuestros montes, que altos se juzgan,
las sobrepasa el vergel ese seis brazas por dos.
Hay un bosque solar y, sembrada de múltiple árbol,
selva tupida a fuer de un sempiterno verdor.
Cuando por obra del Hijo del Sol la bóveda se hubo
incendiado, el lugar libre de llamas quedó:
y al haber sumergido el diluvio al mundo en sus aguas
pudo librarse del mar que Deucalión navegó.
Ni enfermedades mortales allí, ni vejez trabajosa
hay, ni muerte cruel ni espeluznante temor
ni inconfesable delito ni loca avidez de riquezas
ni ira ni ciego furor de una pasión criminal;
no hay tristeza amarga ni, llena de harapos, miseria,
ni hechos que puedan quitar sueño ni hambruna feroz.
No se ensaña tormenta ni hórrida furia del viento
ni invernada allí cubre de escarcha el solar;
nube ninguna sobre los campos extiende sus lanas
ni de lo alto le cae un torrencial chaparrón;
mas hay fuente en mitad que vital por nombre le dicen,
diáfana, manantial, rica de dulce caudal
que una vez en cada momento del mes irrumpiendo
baña el bosque total de agua diez veces y dos.
Raza de árbol que surge aquí de tronco espigado
frutos da que a perder no se echarán en sazón.
Tal bosque sacro habita el ave, única, Fénix,
única, si a vivir vuelve después de morir.
Sirve, gloriosa ministra, a Febo y a él obedece;
madre Natura le dio tal que cumpliera deber.
Tan pronto como Aurora, surgiendo blonda, rojece
y hace a los astros huir con su fulgor rosicler,
tres y otra vez sumerge su cuerpo en aguas sagradas,
liba tres y otra vez agua de arroyo vivaz.
Se echa a volar y se posa en la copa de un espigado
árbol, que, único él, todo domina el vergel,
y ante la nueva salida girando de Febo que nace
mira su resplandor y amaneciente fulgor.
Y al traspasar el Sol umbrales de espléndida puerta
y al relumbrar sutil rayo primero de luz,
ella comienza a emitir las cadencias de canto divino
y a saludar la luz nueva con voz de admirar,
con que ni el canto del ruiseñor ni melódica flauta
pueden en musical lírica rivalizar;
mas ni se piense que el canto del cisne puede emularlo
ni el melodioso tañer de un consagrado laúd.
Luego que Febo soltó sus caballos en el firmamento
y avanzando sin fin da todo el mundo a la luz,
ella aplaude con un repetido aleteo tres veces
y al ignífero sol honra, callando después.
Y ella misma señala también las rápidas horas
día y noche con un irrepetible cantar,
sacerdotisa del bosque y sagrada ministra de selvas
y única complicidad, Febo, de tu puridad.
Luego que ya mil años cumplido haya de vida
y haya vuelto la edad larga pesado su ser,
por recobrar, acabándose el plazo, su tiempo perdido
huye de su habitual nido en los bosques feliz;
y al dejar por mor de renuevo lugares sagrados
viene entonces aquí, donde morir es de ley.
Raudo el curso del vuelo, longeva, dirige a la Siria,
a la que nombre le dio viejo, fenicio país,
y hacia segura floresta va por desiertos parajes
donde remota está selva en los sotos allí.
La alta palmera entonces elige de copa elevada
que los griegos tal nombre del ave le dan,
en la que fiera de presa no pueda encaramarse,
ni escurridizo reptil ni ave ninguna rapaz.
Éolo guarda a los vientos entonces en grutas que cuelgan,
que con sus rachas no turben purpúreo azur,
para que nube llevada del viento en lo hondo del cielo
rayos no hurte del sol ni óbice sea a volar.
Se hace su nido después para sí o, si se quiere, su tumba:
pues muere para vivir, ella se cría aun así.
Coge por eso las savias v aromas de rica floresta
que árabe ricachón busca, que asirio también,
que recolectan las tribus de los pigmeos o la India
o que el sabeo país cría en su seno feliz.
Mezcla canela y aroma de amomo que huele de lejos
ella y jugo, a más de hoja, de bálsamo aquí.
Rama de casia madura y de acanto fragante no falta
ni de incienso sudor pingüe ni su rezumar.
A esto le suma las tiernas espigas del nardo reciente
y echa, Arabia feliz, mirra de ti en cantidad.
Luego coloca su cuerpo mutante en el nido formado
y el enjuto ser sobre su lecho vital.
Vierte del pico a sus miembros fragancias en torno y encima
poco después, cuando ya va en funeral a morir.
Ya encomienda su alma en medio de varios aromas
ni ella recela la fe de una tan gran defunción.
Mientras tanto su cuerpo, deshecho por muerte que crea,
hierve y la propia calor hace a la llama surgir,
y de la luz celestial recoge de lejos el fuego:
arde y la combustión suelta en pavesas su ser.
Funde, a guisa de masa mezclada con agua, aquellas
brasas; y tiene la tal mezcla virtud germinal.
Dicen que nace de aquí criatura al comienzo sin miembros,
pero que tal lombriz tiene lechoso color.
Cuando se haga de pronto mayor a su tiempo debido
y en la forma de un huevo se torne cabal,
vuélvese luego a su ser a la forma de antaño que tuvo,
y al romper cascarón sale polluelo Feniz;
tal como, cuando el hilo de seda sujeta a la roca
larvas silvestres, que van en mariposa a mudar.
No hay para él alimento que valga en nuestro universo
ni es de nadie labor alimentar al pelón;
liba rocío ambrosíaco con un néctar divino,
que ha caído sutil del estelífero azur.
Tómalo, de ello se nutre el ave en medio de aromas
hasta poder alcanzar forma de su madurez.
Cuando comience empero a crecer en flor de sus años,
vuela, pronta a volver, hacia su hogar ancestral.
Antes, con todo, aquello del propio cuerpo que queda,
su osamenta o bien brasas y sobras de sí,
cubre de ungüento de bálsamo, mirra e incienso disuelto,
y una redonda le da forma su pico gentil.
Y entre sus patas llevándolo, a Heliópolis marcha,
y reposando en altar déjalo en sacro lugar.
Maravillosa se presta y ofrece a quien la contempla;
hay tal gracia allí, tanto descuella su honor.
Es su color bermejo, cual bajo el astro del cielo
el que granadas en piel guardan en plena sazón,
como el que hay en pétalos de amapola silvestre,
cuando muestra su tul Flora al rayar del albor.
Brillan sus hombros y linda pechuga con ese vestido,
luce su cresta así, y alto del lomo y cerviz;
y ella despliega su cola que esmalta metálico oro,
en cuyas manchas da brillos la púrpura que hay.
Tiñe las plumas la luz de color de las alas, el arco
Iris las nubes tal cual suele de lo alto teñir;
tira a blanco, señero por mezcla de verde esmeralda,
y ábrese el pico en marfil puro, brillante joyel;
dos amatistas dirías que son sus ojos enormes,
en cuyas niñas hay luz de brillante fulgor;
una corona de rayos se acopla a toda su testa,
alta, evocando solar gloria del disco del dios.
Cubren escamas sus patas que esmalta metálico oro,
pero las uñas color tiñe de honor rosicler.
Con la figura de pavo su imagen entreverada
y de faisán se ve de abigarrado color.
Mal el avestruz que se cría en arábigas tierras
puede su porte igualar de ave o de fiera quizá.
Torpe, con todo, no es cual aves de gran corpulencia
que por su pesantez tienen desgarbo al andar,
sino ligera y veloz, de donaire preñada de reina
a ojos humanos así tal se conserva sin fin.
Viene al milagro aquí de tamaño espectáculo
Egipto y al raro ser volador grey le saluda triunfal.
Pronto esculpen en mármol, a tal consagrado su forma
y en nuevo título allí graban suceso y edad.
Unese toda la volatería en una asamblea:
ave que cuide no hay ni una de caza o temor
Ella, guardada por coro de pájaros, vuela por lo alto
y una le sigue feliz banda que va en procesión.
Mas después que llegaron a aires de límpido cielo,
vuelven pronto; de allí ella a su mundo se va.
¡Oh ave de un destino dichoso y de muerte dichosa,
a la que el propio dios dio que naciera de sí!
Hembra o macho o ni uno ni otro o hermafrodita,
ave feliz que ningún trato cultiva de amor.
Muerte es amor, está su solo placer en la muerte:
para poder renacer, antes ansía morir.
Ella su descendencia su padre es y heredero,
ella nodriza de sí, vástago suyo sin fin, sí, ella,
mas no la misma, ya que es y no es ella misma,
gracias al don de morir vida logrando eternal.

Bibliografía:

Arce, G. A. (2002). “Notas para la lectura del poema De ave Phoenice”. En A. Torres (Ed.). Historica et Philologica: in honoren José María Robles (pp. 39-50). Santander: Universidad de Cantabria.

Callejas Berdones, M. T. (1986). “Confrontación del «De Ave Phoenice» de Lactancio y el «Phoenix» de Claudiano”. Cuadernos de Filología Clásica, 20(XX), pp.113-120.

d’Ygé, C. L. (1976). Anthologie de la poésie hermétique (Vol. 28). Paris: Dervy-Livres.

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